Cover

Viviers, cité méridionale au patrimoine sauvegardé

Email to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+Pin on Pinterest

Il est de coutume de dire de Viviers que c’est un véritable musée d’architecture à ciel ouvert. Ancienne capitale du Vivarais, la ville est non seulement l’évêché de l’Ardèche depuis le Ve siècle mais c’est aussi un des premiers secteurs sauvegardés de la Région Auvergne-Rhône-Alpes tout comme le vieux Lyon ou Annecy. Sa situation stratégique au bord du Rhône et au croisement de plusieurs voies de communication en a fait une cité riche et prospère au Moyen Age puis à la Renaissance. Remontez le temps et offrez-vous une balade dans ses ruelles étroites et parfois escarpées.

Une ville basse, commerçante

Cette cité médiévale doublement fortifiée, recèle de nombreux trésors architecturaux. Ici, ce sont les pierres qui vous racontent l’Histoire et qui témoignent d’un passé prestigieux qui couvre près de 2000 ans d’histoire.

Les générations successives ont marqué de leurs empreintes les vielles rues de la ville.

Le temps d’une balade à pied, découvrez au hasard des ruelles pittoresques et ombragées, les passages voûtés, les maisons élémentaires aux portes et  fenêtres romanes, gothiques, les façades Renaissance et les hôtels particuliers du XVIIIe siècle.

Laissez-vous surprendre par l’imposante façade de la maison des Chevaliers qui fut la propriété de Noël Albert, commerçant enrichi par le commerce du sel sur le Rhône mais aussi amoureux des Arts. Cette façade « à l’antique » a été refaite au XVIe siècle. Les différents étages s’ornent, entre autres, de fenêtres à meneaux encadrées de pilastres, de colonnes ioniques, doriques et composites et de bustes en médaillons.

Ne manquez pas lancien palais épiscopal. Ce prestigieux monument possède un salon italien, la salle de réception de l’évêque couverte de peintures murales. Cette bâtisse construite sur le modèle des hôtels particuliers au XVIIIe siècle est devenue en 1986 l’hôtel de Ville.

maison-des-chevaliers-viviers

Une ville haute, religieuse

Au pied du rocher, entouré d’un deuxième système de remparts, quasi intact, le quartier canonial. Ce quartier religieux surplombe, d’un côté le Rhône et, de l’autre, domine la cité laïque.

On y pénètre par la porte de la gâche, seule porte qui permettait la communication entre la ville basse –commerçante- et la ville haute -cité épiscopale- jusqu’en 1660.

D’anciennes maisons de chanoine entourent la Cathédrale Saint-Vincent. Cette cathédrale est la plus petite cathédrale de France en activité, elle mêle les styles roman (bases de la nef), gothique flamboyant (chœur) et le style XVIIIe siècle. La voûte de la nef est en pierre de taille, elle a été réalisée par l’architecte Franque, spécialiste de la stéréotomie. A l’intérieur, on peut admirer cinq tapisseries de la Manufacture royale des Gobelins.

Prenez de la hauteur

vue-hauteur-de-viviers-ardeche

Dans la ville haute, avant de redescendre, un arrêt au belvédère de Chateauvieux offre un superbe point de vue à 360° sur les toits de Viviers et le Rhône.

Un petit sentier qui démarre à proximité de la RD86 et de l’Hôtel de ville (rond-point sud) mène en 30 min de marche tranquille jusqu’à la statue de la Joannade. Après quelques lacets, vous découvrirez une vue imprenable sur Viviers, le fleuve et les pré-Alpes.

La statue de l’Archange Saint-Michel au sud de la ville domine le Rhône face au défilé de Donzère. Elle fut érigée par la Ville ayant échappé aux bombardements de 1944. C’est également un point de vue de toute beauté pour qui fera une petite grimpette dans la garrigue et au milieu des bosquets (se garer au nouveau cimetière Saint-Michel).